Justice

RDC : Autours des officiers FARDC, la Haute Cour militaire ouvre un dossier sensible sur un présumé complot contre l’État

La Haute Cour militaire a ouvert ce jeudi 04 Juin un procès public impliquant dix hauts gradés des FARDC et un civil, poursuivis pour plusieurs infractions graves, notamment complot visant à renverser l’ordre constitutionnel, trahison, apologie du terrorisme, désertion, détention illégale d’armes et incitation à l’indiscipline militaire.  

Au centre de cette affaire figure Christian Tshiwewe Songesha, ancien chef d’état-major général des FARDC. Selon l’accusation, il aurait participé à un projet visant à « changer le régime constitutionnel » en concertation avec John Numbi Banza Ntambo, actuellement en fuite et en exil, ainsi qu’avec Pascal Nyembo et plusieurs autres officiers supérieurs.

L’un des aspects les plus sensibles de ce procès réside dans la place centrale accordée aux preuves numériques. Les enquêteurs auraient exploité des conversations WhatsApp, des données téléphoniques ainsi que des relevés bancaires afin d’établir l’existence d’une intention présumée de déstabilisation des institutions. Selon les éléments présentés par le ministère public, plusieurs échanges contiendraient des commentaires favorables à l’ancien président Joseph Kabila ainsi que des propos interprétés comme une apologie de l’AFC/M23.

Lors des premières audiences, l’auditeur général a insisté sur le fait que le complot présumé « transpire » à travers les différentes conversations analysées par les services de sécurité. L’accusation estime que la convergence de ces échanges, associée à d’autres éléments matériels, constitue un arsenal d’indices suffisant pour justifier les poursuites engagées. Les audiences devraient permettre d’examiner en détail les preuves présentées par l’accusation ainsi que les arguments de la défense.

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